mardi 5 novembre 2013

La vérité sur l'affaire Harry Québert, Joël Dicker



Marcus Goldman est un jeune auteur qui a connu le succès, la gloire et l'argent facile avec son premier roman. Mais deux ans après, il connait la maladie de tous les écrivains, le syndrome de la page blanche. C'est auprès de son maître, le célébrissime Harry Québert , auteur de " L'origine du mal ", qu'il vient se ressourcer pour tenter de recouvrer l'inspiration, dans la petite ville d'Aurora. C'est dans ces circonstances qu'il découvrira la liaison secrète de son mentor avec une jeune fille de 15 ans. 

Quelques mois plus tard, c'est à la télévision que Marcus découvre que le cadavre de Nola Kellergan a été déterré dans le jardin de Harry Québert, alors qu'elle avait été portée disparue 30 ans auparavant. Alors que tout accuse Harry, Marcus va venir défendre son père spirituel envers et contre tous.

Ai je passé un bon moment avec ce livre ? Incontestablement, l'auteur sait nous entraîner dans cette intrigue sans nous laisser le temps de souffler, les rebondissements sont nombreux et rendent la lecture aisée. L'intrigue est bien pensée, et l'idée d’intégrer un roman de le roman fonctionne. 

Mais, car bien évidemment il y a un "mais", et je ne fais que redire ce qui a déjà été dit de nombreuses fois dans d'autres blogs : à vouloir trop en faire, l'auteur tire les ficelles du roman à succès, du roman commercial. Dès lors, il tombe dans la mièvrerie,  les raccourcis faciles, l'écriture, notamment des dialogues est simpliste, et on a un peu l'impression qu'il prend son lecteur pour un simple d’esprit. Les détails à n'en plus finir et la répétition de certaines scènes (le coup de fil à maman, les crises d’hystérie de l'éditeur...) alourdissent l'ensemble qui aurait mérité plus de concision. Aucun clichés ne nous est épargné : la mère juive possessive, la jeune fille qui danse sur la plage un jour de pluie... 

Et surtout, ce roman est censé nous relater une histoire d'amour, une passion destructrice et interdite pour autant on y croit pas un seul instant... Les  deux personnages, hormis nourrir les mouettes, ne se touchent jamais, ne s'embrassent jamais, aucune scène d'intimité... La morale est sauve, aucune scène à caractère sexuel, mais de ce fait les personnages n'ont aucune crédibilité.

Je suis agacée de m'être une fois de plus laisser tenter par la lecture de ce style de roman, je n'ai qu'à m'en prendre qu'à moi car je lis ce roman des mois après le buzz et j'avais lu maintes critiques qui en soulignaient les faiblesses.

Je crois qu'il est clair aujourd'hui que le côté lecture facile et plus moins divertissante ne me convient plus et surtout ne permet pas à mes yeux de compenser les faiblesses de l'écriture. Je rajouterais pour finir que les amateurs de polar doivent fuir ce roman absolument.

Le livre poursuit ma participation au challenge petit bac d'Enna dans la catégorie Prénom avec HARRY  celle du  challenge Thrillers et Polars organisée par Liliba.

pett bac 20130 Challenge Thrillers & Polars 2014 Liliba 2

mardi 15 octobre 2013

Jeux de glaces, Agatha Christie












Avec cet opus de la reine du crime, je fais connaissance avec Miss Marple. Cette dernière rend visite à sa très chère amie Carrie Louise qu'elle n'a pas vu depuis de nombreuses années, à la demande de sa sœur Ruth qui s'inquiète pour la santé de cette dernière.

Carrie Louise a transformé un manoir en centre de réhabilitation pour jeune délinquant, projet qui tient à coeur à son 3e mari  Lewis Serrocold. Elle y vit avec toute sa famille. Miss Marple fait tranquillement connaissance avec tout ce petit monde lorsque Christian Gulbrandsen, un des administrateurs du centre leur rend une visite inopinée. Mais, ce dernier va être retrouvé mort assassiné dans sa chambre.

Miss Marple va dénouer le vrai du faux, elle va telle le prestidigitateur Houdini déjouer l'illusion de jeux de glace mise en place par le meurtrier.

Comme d'habitude, on soupçonne tous les personnages et on ne découvre le meurtrier qu'à la fin. 

Cette première rencontre avec Miss Marple ne m'a pas réellement enchantée. L'histoire est pourtant efficace et astucieuse, mais j'avoue que l'arrogance d'Hercule Poirot m'a fait défaut.


Le livre poursuit ma participation au challenge petit bac d'Enna dans la catégorie aliment / boisson avec  GLACES et celle du challenge Thrillers et Polars organisée par Liliba.


pett bac 20130 Challenge Thrillers & Polars 2014 Liliba 2







mardi 8 octobre 2013

La liste de mes envies, Grégoire Delacourt


Jocelyne est mercière à Arras, son mari Jocelyn travaille à l'usine depuis 20 ans.
Jocelyne est pas très belle, un peu grosse.
Jocelyne a deux grands enfants qui sont partis de la maison.
Jocelyne a pas toujours eu une vie facile.
Jocelyne tiens un blog qui rencontre un petit succès.

Jocelyne a comme copine des jumelles coiffeuses qui rêvent à un avenir plus rose en jouant en loto. Et puis , c'est elle qui gagne à l'Euro Millions, celle qui ne joue jamais...

Comme ça, on dirait un peu la série Martine, pour grandes filles... 

Pourtant, malgré tout ce qui précède, j'ai aimé cette histoire! 

Alors, certains diront que c'est de la littérature formatée, commerciale, c'est facile à lire, c'est plein de bon sentiment...

C'est vrai, et pourtant je dois avouer que je me suis complètement laisser prendre par cette lecture le temps d'un après midi pluvieux, un thé chaud à la main. J'ai été touchée par Jocelyne, cette femme qui a peur que tout change à cause de cette argent, ce qui va fatalement arrivée... Cette femme pleine de sagesse, qui prend la décision 

Evidemment, on évite pas les lieux communs, les raccourcis faciles, les discussions de comptoirs. Puis l'auteur place un rebondissement pas trop maladroit  et il se fait plus subtil, jusqu'à nous donner à nous aussi l'envie de faire des listes...






vendredi 13 septembre 2013

Le chat et les pigeons, Agatha Christie



Couverture
Scandale dans un pensionnat pour jeunes filles, Meadobank, où le gratin de la bonne société anglaise envoie ses filles afin de parfaire leur éducation parfaite, lorsque peu après la rentrée la professeur de sport est retrouvée assassinée... 

Mais, toute cette histoire commence à Ramat lorsque le Cheik Ali Yusuf s'entretient avec son ami Bob Rawlinson, pilote privé anglais, sur le futur de son pays où une révolution est imminente. Il décide de s'enfuir, mais auparavant il confie un trésor à son ami qui le cache dans les affaires de sa nièce, Jennifer Sutcliffe, qui est sommé de partir du pays avec sa mère à cause du danger qui court dans le pays pour les étrangers.

De retour au pays, Jennifer ainsi qu'une cousine du prince Ali Ysuf, qui a trouvé la mort dans un accident d'avion en prenant la fuite avec son ami Bob Rawlinson, se retrouve à Meadobank. D'autres assassinats surviennent et la police mène l'enquête, les chercheurs de trésors sont nombreux et malgré la surveillance des services secrets, c'est une jeune fille du pensionnat qui fait la suprenante découverte.

Elle va dès lors confiée ce qu'elle a trouvé à Hercule Poirot, qui va résoudre l'enquête en quelques questions avec son flaire habituel.

La reine du crime nous livre une enquête plaisante qui se déroule dans un pensionnat avec des personnages quasiment exclusivement féminins avec qui elle peut avoir la dent dur. Ce livre est une description intéressante de l'éducation à l'anglaise avec notamment sa directrice à la fois respectueuse d'une tradition et favorissant également le changement.

Et puis, une fois n'est pas coutume, notre héros n'intervient qu'à la fin pour résoudre l'énigme, et ce n'est pas lui qui est le personnage central du roman.

C'est donc une lecture plaisante et un agréable moment que ce livre nous permet de passer avec notre héros belge préféré. Pour ma prochaine lecture d'un Agatha Christie, j'innove puisque je délaisse Hercule Poirot pour Miss Marple, ce qui va une première pour moi et donc une découverte... La suite donc prochainement...


Le livre poursuit ma participation au challenge petit bac d'Enna dans la catégorie gros mot avec PIGEONS et celle du challenge Thrillers et Polars organisée par Liliba.

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lundi 9 septembre 2013

Un été sans les hommes, Siri Hustvedt




Mia est une femme d'une cinquantaine d'année, poétesse, mère d'une jeune femme qui a été trompé par son mari et qui l'a quitté pour une femme bien plus jeune qu'elle la "Pause". Après avoir naviguer au bord de la folie à la suite de cette rupture, Mia décide de quitter New York pour rejoindre sa mère dans une petite ville du Minnesota, et de donner des cours de poésie à de jeunes adolescentes durant l'été.

A travers différentes générations, l'auteur nous dresse un portrait sur les femmes, sur leur vie, leur désir. De ces jeunes adolescentes frivoles et si cruelles, en passant par cette jeune mère débordée et confrontée à un mari colérique, de ses veuves octogénaires pas si gentillettes que l'ont peut le supposer, à sa fille jeune comédienne exaltée qui en veut tant à son père d'avoir trahi son mère... De tous ses personnages, dont les veuves sont les plus truculentes, Siri Hudstvedt tire une analyse de la femme d'aujourd'hui, du féminisme, de la place qu'elle occupe dans ce monde. 

Ni exsangue de fragilité, sans être une petite chose fragile, un été sans les hommes nous montre tout le bonheur et toute la difficulté d'être une femme, une femme d'aujourd'hui, une femme blessée  Du thème de l'adultère, de sa colère et de sa descente au enfer de son personnage, l'auteur tire un merveilleux roman tout en délicatesse, sans coup d'éclat, plein de poésie et de finesse.

C'est du féminisme comme je l'aime, ni provocateur, ni hurlant, un féminisme revendiqué et affirmé, mais un féminisme intelligent et réaliste, l'auteur  a une vision de la femme qui me parle. Ce roman est le premier que je lis sur ce thème et j'ai franchement adoré.

Ce livre m'a particulièrement touché, de même que le personnage de Mia, on se reconnait forcément de le portrait qu'elle dresse de ses personnages, on est un peu de chacune d'elle. Ce n'est pas une lecture facile, l'auteur fait de nombreuses références philosophique  littéraire, psychanalytique  ce qui nuit un peu à la fluidité du récit. Ce n'est assurément pas un petit livre plaisant à lire sur la plage, mais bien une lecture exigeante mais que j'en suis certaine ne vous laissera pas indifférent(e) et vous laissera plein (e) de satisfaction après avoir terminé.

Oserais je dire que je suis féministe ?




vendredi 6 septembre 2013

La Gifle, Christos Tsiolkas


Hector et Aisha ont invité leurs amis et leur parent à un barbecue. Ce qui devait être un moment agréable entre amis va prendre une tournure quasi dramatique lorsque Harry, le cousin d'Hector gifle Hugo, le fils de Rosie, la meilleure amie d'Aisha...

A travers le prisme de huit personnages, on découvre les conséquences de cette gifle sur leur vie  et l'interprétation qu'ils font de cet événement. S'ils s'accordent tous à dire que Harry n'aurait pas dû gifler le jeune Hugo, certains sont plus indulgents et pensent que ses parents en font trop en portant plainte et en traînant Harry devant les tribunaux. Tandis que d'autres sont bien plus intransigeant et pensent qu'Harry mérite d'être condamner, ou tout au moins banni de leur cercle d'amis.

L'auteur à travers cet événement nous dépeint une société australienne en perte de repère où la jeunesse prend de la cocaïne comme d'autre dans leur temps allumaient une cigarette, une société où le racisme fait rage et provient de tout bord y compris d'immigrer grecs mieux intégrer, une société individualiste où se confronte des éducations dite plus nature (écoute de l'enfant, allaitement long, ...)et celles plus strictes où la réussite sociale c'est à dire le montant du compte en banque est la seule unité de valeur pour appréhender et estimer autrui, une société où l'intégration est encore un échec cuisant...

Bien évidement cette gifle n'est que le prétexte à la confrontation des sentiments, à la mise en exergue des vielles rancunes, des non dits, de vieux ressentiments et à l'éclatement de la haine.

L'auteur nous plonge dans l'intimité des ses personnages avec leurs pensées les plus inavouables, rien ne nous est épargné, les sentiments sont étalés sans pudeur aucune et même avec une violence certaine qui peut choquer.

Ce portrait de nos civilisations en perte totale de repère, où nos enfants sont élevés par des écrans, où pour les adultes, il n'est question que de sexe, tromperie, argent, et drogue et où les anciens se demandent ce qui a pu conduire leur enfant à en arriver là "des monstres, nous avons engendré des monstres ". Et cette société australienne qui ressemble à s'y méprendre à notre vieille Europe, il en dresse un portait acide, plein d' ironie, sans concession aucune, et surtout avec aucun espoir d'un monde meilleur.

J'ai, cela s'est sans doute ressenti, dévoré ce livre malgré ses excès verbaux ou romanesques, malgré certains raccourcis faciles et un peu caricaturaux  un premier roman qui mérite amplement le succès qu'il a obtenu.

Vous pouvez également découvrir cette histoire à travers la mini série inspirée de ce livre sur Arte, j'ai regardé les deux premiers épisodes, et ce n'est pas trop mal même si je trouve que le récit est plus mélodramatique.

Ce livre me permet de participer au challenge Pavé de l'été organisé par Brize.


pavé de l'été LOGO 2013 V2rd200








lundi 2 septembre 2013

Le cherche bonheur, Michael Zadoorian


John et Ella sont mariés depuis si longtemps, ce sont des gens simples qui ont vécu une vie bien remplie, 2 enfants, une maison, une vie faite de petits bonheurs, et aussi de peines, une vie banale mais heureuse... 

John souffre d’Alzheimer et Ella d'un cancer, malgré et contre l'avis de tous (famille et médecins), elle décide de reprendre la route pour un ultime voyage à bord du cherche bonheur, ce vieux compagnon de voyage qui les a déjà conduit à travers toute l'Amérique.

Tout au long de la fameuse route 66, ou de ce qu'il en reste, John et Ella vont se remémorer cette vie au travers de diapositives, d'anecdotes, et de lieux évoquant leur vie passée.

C'est une route semée d’embûche qui les attend, pour autant à aucun moment ce livre n'est larmoyant et même s'il est touchant et très émouvant, il n'est absolument pas dénué d'humour et d'auto dérision. Il nous permet de nous interroger sur la fin de vie, sur le choix qui doit appartenir à tous de décider à quel moment il est temps de dire stop : stop à la surmédication, stop à une souffrance insupportable, stop à une vie qui paraît juste intolérable. 

La vieillesse et la fin de vie, sont évidemment des sujet plus que d'actualité, mais ce livre permet aussi de rappeler que ce n'est pas parce que l'on approche de la fin de sa vie, que l'on redevient un enfant à qui l'on rappelle d'être raisonnable. Ella sait qu'elle va faire souffrir les êtres les plus chers à son coeur et à qui elle a consacré par choix et à sa plus grande joie sa vie, mais le droit de choisir comment finir sa vie et surtout la farouche volonté de le faire à sa manière est plus fort que tout.

Cet hymne a la liberté et au libre arbitre vous transportera à côté de ces deux personnages dans leur ultime voyage, un beau périple qui leur permet d'aller avec eux au delà de la maladie, au delà de la vieillesse, pour retrouver l'essentiel : l'amour dans ce qu'il a de plus beau, de plus pur et de plus simple. L'amour de ces deux êtres simples, honnêtes, les compagnons de toutes une vie qui n'aspirent qu'à finir leur vie ensemble, tel qu'ils ont vécu les soixante dernières années : l'un à côté de l'autre.

Juste un magnifique roman, à lire bien évidemment...


"(...) John piochant des crakers, tenant à la main le livre de poche de Louis L'Amour que je l'ai déjà vu lire une bonne douzaine de fois. Il doit avoir l'impression de le découvrir à chaque fois. C'est sûr, vu comme ça, nous faisons de grosses économies sur les livres"


mercredi 31 juillet 2013

Pause estivale



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Comme de nombreux autres blogs, je vais m'accorder une petite pause estivale, bien que je n'ai pas de vacances cet été, les apéros terrasse, les barbecues, en bref les soirées d'été me tiennent éloignées de mon PC et de ce blog...

Par contre, l'envie de lire est bien toujours là, donc je vous retrouverais fin août avec un immense plaisir, en attendant passez un bel été et à tout bientôt...

Objectif : 10 livres

Pour ce mois de juillet j'ai lu  3 livres  issus de ma PAL :

- L'occupation, Annie Ernaux (billet à venir)
-L'étrangleur de Cater Street, Anne Perry
-Le chat et les pigeons, Agatha Christie (billet à venir)

J'ai donc presque atteind mon objectif , vous pourrez retrouver le bilan du mois de juillet chez Metaphore.

mardi 23 juillet 2013

Une carte pour l'enfer, Miyuki Miyabe




Un policier temporairement sur la touche à cause d'une blessure va accepter d’enquêter à titre privé sur la disparition de la fiancée du neveu de sa défunte femme. En effet, Shoko a disparu lorsque son jeune et brillant fiancé, banquier, lui dit avoir découvert qu'elle ne pouvait obtenir une carte de crédit puisqu'elle était inscrite au fichier des insolvables...

Assez rapidement Honma, l'oncle inspecteur, va découvrir que Shoko n'est pas qui elle prétend être, qu'elle a pris l'identité d'une autre. L'intrigue va se construire autour de la question pourquoi a t elle pris l'identité d'une autre? Et qu'est devenue la "vraie" Shoko?

Lorsque l'on lit des romans étrangers, il est toujours important de se replacer dans le contexte et les coutumes du pays, et dans ce roman, l'auteur a réellement voulu faire passer un message sur le surendettement lié à l'utilisation sans discernement des cartes de crédit et la facilité avec laquelle on peut souscrire à cette forme de crédit ce qui va conduire à des situations inextricables... Si ce genre de situation existe dans tout les pays dit développés  elle prend des proportions très importante au Japon où l'honneur des personnes surendettés est remis en cause alors que c'est une valeur essentielle pour les japonnais. L'auteur veut mettre en cause les organismes de crédit qui incite les gens à souscrire à leur offre et promouvoir la solution de la faillite personnelle. Pour lui, ce n'est pas une solution de facilité mais un moyen de rétablir les forces en présence.

N'ayez pas peur du sujet, l'intrigue est très bien construite et on suit avec intérêt l'enquête d'Honma pour reconstituer les pièces du puzzle même si parfois on se perd un peu entre tous ses personnages (je crois que j'ai plus de difficultés à retenir les noms et prénoms japonnais également...). On le suit donc avec intérêt cet inspecteur en ayant toujours du mal à admettre l'inévitable jusqu'au dénouement final que l'on pressent dès le début sans vouloir y croire...

C'est donc un bon roman policier même si l'auteur a aussi voulu faire preuve de pédagogie sur cette question du surendettement qui lui tient manifestement à coeur et qui semble être un réel problème sociétal au japonnais (en France également d'ailleurs...). 

Encore une belle découverte avec ce roman qui me permet de connaître un peu plus le Japon et ses moeurs grâce au challenge Écrivains japonais organisé parAdalana.


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vendredi 19 juillet 2013

L'étrangleur de Cater Street, Anne Perry

Enfin ! Depuis le temps que je voyais des billets sur les livres d'Anne Perry sur à peu près tout les blogs où je vais chercher mes inspirations de lecture et surtout augmenter ma PAL de façon exponentielle, j'ai tirer le tome 1 de la série Charlotte et Thomas Pitt de la sus mentionné PAL où il traînait depuis 1 an environ, pour découvrir cette fameuse auteure et sa non moins fameuse série.


Tout ceci ne nous dit pas de quoi il retourne dans ce tome 1, je ne vais pas trop m'étendre puisque ce livre a été à maintes reprises fait l'objet d'article sur d'excellent blog, mais je vais tout de même vous en faire un petit résumé.


Une famille bourgeoise vit tranquillement dans le quartier de Cater Street jusqu'à ce qu'une série de meurtre vienne contrarier la petite vie bien rangée des habitants où la quiétude de vivre et l'assurance de n'être qu'entre gens comme il faut, laisse place à la suspicion et la terreur permanente. Notre héroïne Charlotte est une jeune femme ayant du caractère et se satisfaisant assez peu de l'ignorance dans laquelle on veut l'obliger à rester sous le prétexte qu'elle appartiendrait au sexe faible... Elle est la cadette, sa sœur aînée Sarah est mariée à Dominic pour qui elle entretient un béguin secrètement, Emily la plus jeune est en quête du mari idéal. Les parents aimants et protecteurs sont également troublés par les événements d'autant que la police et surtout l'inspecteur Pitt, considérer comme d'une classe inférieure, débarque à tout moment et vient jeter l’opprobre sur la famille. 

Ce tome met bien en place les personnages et la présentation est assez longue, la série de crime est secondaire et l’énigme n'est pas transcendante. Pour autant, j'ai dévoré ce livre avec l'envie permanente de mieux découvrir les personnages et cette époque, les descriptions sont parfaitement réussie et il me tarde de poursuivre la suite des aventures de Charlotte et Pitt.

Ce livre est une entrée en matière qui met en place le caractère des personnages, ce qui m'a un peu gêner c'est la réaction des personnages face à la disparition de ces jeunes filles, je trouve qu'ils ont assez peu de compassion et pensent plus à leur réputation... Mise à part ce petit bémol, je suis certaine de lire prochainement le tome 2 et il faut donc admettre que la réputation de cette série n'est pas usurpée...

Le livre poursuit ma participation au challenge Thrillers et Polars organisée par Liliba.

0 Challenge Thrillers & Polars 2014 Liliba 2




lundi 15 juillet 2013

24 heures dans la vie d'une femme, Stefan Zweig

Une femme, mère de famille passe un agréable séjour dans une pension du sud de la France lorsque la famille fait connaissance d'un charmant jeune homme. Après avoir passé seulement quelques heures avec lui, cette femme rangée va s'enfuir et quitter mari et enfant sans un mot d'explication... Cet attitude provoque la polémique et l'indignation dans la petite communauté. Le narrateur décide de prendre partie de la femme mariée en défendant qu'une passion soudaine peut conduire à agir de la sorte tandis que les autres restent persuadés qu'il s'agit d'un acte prémédité et qu'ils se connaissaient déjà avant...    Le narrateur trouve un soutien inattendu de la part d'une vielle femme anglaise qui va lui raconter comment en l'espace de 24 heures, elle a elle même perdu la tête il y a de cela des années en allant à l'encontre de la moralité et des convenances de l'époque.

Si Stefan Zweig n'a pas son pareil pour décrire les sentiments, j'ai moins été séduite par ce roman que par le joueur d'échec, on y trouve pas la même puissance dans le récit. 

Zweig reprend la même construction avec cette nouvelle que celle du joueur d'échec, un événement va conduire une personne à se confier au narrateur sur une histoire très personnelle, jouant en quelque sorte le rôle de psychanalyste  En effet, l'influence de freud est présente dans les romans De Zweig d'autant qu'il est son contemporain.

Pour autant si j'ai été captivé par ma précédente lecture, ce récit m'a quant à lui passablement ennuyé par la profusion de détail et de précision. Je trouve que Zweig se perd dans des descriptions interminables, notamment le passage au casino avec  et cela nuit à la fluidité du récit.

C'est donc un sentiment plus mitigé que j'ai ressenti à la lecture de cet nouvelle même si le récit sonne juste, cela ne m'a pas pour autant convaincu...

Je participe avec cette lecture au Challenge Stefan Zweig organisé par Metaphore


INTELLIGENT LIFE SPRING 2009 Stefan Zweig






vendredi 12 juillet 2013

Le train bleu, Agatha Christie

Une jeune et riche héritière d'origine américaine, qui vient de revoir un sublime bijou d'une valeur inestimable, ayant épousé un lord anglais peu fiable et volage, prend le fameux train bleu en direction du sud de la France depuis Londres pour retrouver son amant. 

Elle rencontre à bord de ce train, une ancienne dame de compagnie Catherine Grey jeune femme effacée qui vient d'hériter d'une immense fortune à qui elle confie ses tourments et ses hésitations. Elle n'aura malheureusement pas l'occasion de profiter de la douceur de vivre méditerranéenne puisqu'elle sera retrouvée assassinée dans sa cabine. 

Qui en voulait à Mrs Kettering ? Son mari à qui son beau père avait indiqué le souhait de sa fille d'obtenir le divorce, le laissant ainsi sans le sous? Son Amant? Un voleur de bijou? La maîtresse de son mari?

Comme de bien entendu, le merveilleusement intelligent Hercule Poirot va réussir à dénouer le vrai du faux pour acculer le coupable à avouer la vérité avec la complicité de Miss Grey.

J'ai trouvé que la reine du crime avait une petite baisse d'efficacité avec ce roman, l'intrigue est tirée par les cheveux et le dénouement interminable et peu crédible. Il semblerait qu'Agatha Chritie n'aimait pas cet opus de la série Hercule Poirot, je dois malheureusement lui donner raison.

Si vous avez envie de lire une histoire de train, préférez nettement Le crime de l'orient express.


Le livre poursuit ma participation au challenge petit bac d'Enna dans la catégorie couleur avec BLEU et inaugure celle au challenge Thrillers et Polars organisée par Liliba.

pett bac 20130 Challenge Thrillers & Polars 2014 Liliba 2

lundi 8 juillet 2013

A moi seul bien des personnages, John Irving

Tout d'abord je voudrais dire que je suis ravie de vous parler enfin sur ce blog d'un de mes auteur préféré et que j'avais un peu délaissé ces dernières années. John Irving n'a nullement besoin d'être présenté et si j'ai lu la plus part de ses romans, je n'avais rien lu de lui depuis la quatrième main qui ne m'avait pas convaincu.

On retrouve avec A moi seul bien des personnages, le style de John Irving dans ce qu'il a de meilleur.

Billy Abbott est un homme, écrivain, de 70 ans qui vient nous raconter sa vie d'une façon  pas toujours linéaire, de son enfance dans le Vermont dans une famille peu conventionnelle, à ses années de jeune homme à la sexualité très débridée en passant par les années noires où le SIDA fait ses ravages dans le milieu homosexuel, il évoque sa vie sans tabou et sans concession.

La sexualité est le thème du roman, Billy sait qu'il est bisexuel, et ce choix il va devoir l'assumer entre rejet et incompréhension que se soit de la part des hétérosexuels ou des homosexuels et il est par ailleurs abordé de façon très cru. Pour autant, on y retrouve tout les thèmes de prédilection de l'auteur dont la littérature qui y trouve une place prépondérante avec cette fois les pièces de Shakespeare en toile de fond de ce roman et de la vie de Billy, mais aussi les lutteurs, Vienne, un clin d’œil aux ours, les relations inter familiale...

John Irving nous dresse un portrait de tous ces personnages improbables, Miss Frost  la bibliothécaire qui va initier Billy à la littérature pour forger notamment son éducation sentimentale. Elaine, seule jeune fille dans le collège de garçon que fréquente Billy, avec qui il liera une amitié indéfectible  Et puis sa famille, entre une mère enfermée dans ses secrets, un père mystérieux et absent, un beau père adoré, un grand père bûcheron qui n'aime rien de mieux dans la vie que de se travestir en femme pour jouer dans la troupe de théâtre local, une tante et une grand mère enfermées dans les conventions, une cousine lesbienne et puis tant d'autres. Et enfin comment ne pas évoquer son compagnon de classe lutteur pour qui il se meurt d'amour...

Les années SIDA sont évoqués avec pudeur et justesse, la sexualité non conventionnelle est abordée sans tabou. Mais ce livre s'est tellement plus que son thème principal, c'est un hommage au théâtre et à ceux qui transmette leur passion pour la littérature. Ce roman est rempli d'amour, d'amitié, c'est l'histoire d'un homme qui à l'aube de sa vie regarde en arrière et qui vu tant de gens mourir et qui aussi toujours assumer ses choix et qui sait aussi qu'il a eu de la chance...

John Irving signe une nouvelle fois un magnifique roman, son talent de conteur nous entraîne dans la vie de Billy avec enthousiasme entre rire et pleur, c'est le meilleur du style de cet auteur qui s'exprime pour mon plus grand plaisir. On sent ou plutôt on sait toutes l'affections de l'auteur pour ses personnages qui essaient d'aller au delà du paraître, au delà de l'image pourtant si essentiel de nos jours parce que l'on ne sait jamais ce qui se cache derrière le vernis et surtout que l'on aurait bien tord de ne pas regarder derrière le rideau...

Foncez lire ce roman, inconditionnel de John Irving ou ceux qui ne le connaîtrait pas encore...



mercredi 3 juillet 2013

L'ogre, le loup, la petite fille et le gâteau, Philippe Corentin



Philippe Corentin est un de mes auteur jeunesse préféré, ses dessins sont superbes et il manie l'humour comme peu savent le faire.

Dans cette histoire, un ogre revient de la chasse avec un loup, une petite fille et un gâteau  mais pour rentrer au château il doit traverser une rivière infesté de crocodile à l'aide d'une barque où seulement deux personnes peuvent monter à la fois. Mais, le loup souhaite manger la petite fille qui elle même souhaite manger la gâteau .. L'ogre va donc devoir se creuser les méninges pour mener tout ce petit monde de l'autre côté de la rive...

Un très belle album dans un format original et panoramique, les répliques et les personnages sont bourrés d'humour, ce livre a rencontré un véritable succès auprès de mes deux enfants, un auteur en tout les cas incontournable dans notre bibliothèque familiale.

Cet album me permet de participer au challenge Je lis aussi des albums 2013 organisé par Hérisson.


lundi 1 juillet 2013

Les vacances d'un serial killer, Nadine Monfils

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En ce début juillet, voici un roman approprié à la saison et dont j'avais entendu parler en bien à maintes reprises, me voici donc embarqué pour des vacances non conformistes sorties de l'imagination de Nadine Monfils...

Ainsi, la famille Destrooper part en vacances sur les côtes de la mer du Nord dans une pension de famille avec deux ados à l'arrière de la voiture et la grand mère dans la caravane. Alphonse qui aspire à un repos bien mérité avec les siens va vite déchanter dès le trajet en voiture pour se rendre sur leur lieu de villégiature. Entre ses ados glandeurs, sa potiche de femme et la grand mère déjantée, rien ne va se passer comme il le croyait, d'autant que les ados ont filmés par hasard un meurtre dans une station service...


Amateur de polar classique passez votre chemin, dans ce roman rocambolesque on sait très rapidement qui est le serial killer, l'intérêt de ce livre réside plutôt dans son écriture non conformiste et dans dans les mésaventures de cette bande de loosers.



En effet, Nadine Monfils utilise un langage imagé qui est assez amusant, l'argot à la sauce belge est très parlant et l'humour est très présent. L'intrigue a assez peu d'intérêt, il n'y a pas de suspens ni énigme mais plutôt une série de quiproquos qui font de ce livre un vaudeville bien plus certainement qu'un roman policier.

La fin est un peu bâclée à mon goût mais cela reste un roman plaisant teinté d'humour noir, on passe un moment agréable avec cette famille de beaufs un peu caricatural mais l'auteur a  tendance à forcer le trait et à aligner les clichés, et cela devient un peu lassant.

Voici donc un bon roman de détente mais je ne suis pas certaine de repartir en vacances avec Nadine Monfils.

dimanche 30 juin 2013

Bilan du mois de juin * Challenge ma PAL fond au soleil


Objectif : 10 livres

Pour ce mois de juin j'ai lu 6 livres tous issus de ma PAL et surtout aucun achat...

- Les vacances d'un serial killer, Nadine Monfils (billet à venir)
- 24 heures dans la vie d'une femme, Stefan Zweig (billet à venir)
- Le train bleu, Agatha Christie (billet à venir)

Vous pouvez retrouver le bilan du mois de juin chez Metaphore

lundi 24 juin 2013

Des gens très bien, Alexandre Jardin

Alexandre Jardin tout le monde le connait, je n'avais jamais lu un de ses livres avant mais j'avais vu Fanfan et Le Zèbre, et le moins que l'on puisse dire cela n'avait rien à voir avec ce roman.

Alexandre Jardin est le petit fils de Jean Jardin, homme illustre qui fut le directeur de cabinet de Pierre Laval entre le printemps 1942 et octobre 1943, donc au moment de la rafle du Vel d'Hiv. Que connaissait Jean Jardin dit le Nain Jaune sur l'existence de cette rafle, sur ce qui allait arriver au plus de 12 000 juifs arrêtés, tel est la question qui hante ce petit fils qui n'arrive plus à assumer le passé vichyste de son grand père, ce patriarche qu'il a adoré. Le poids du silence va peser trop lourd pour Alexandre Jardin qui avec ce roman décide de raconter la vérité, de mettre en lumière le passé de son grand père et commettre une trahison suprême envers sa famille.

C'est un homme triste et en colère qui écrit ce livre en forme exutoire, la honte qu'il éprouve envers le passé de ce grand père l'empoisonne et écrire est devenu pour lui une nécessité pour enfin assumer ce passé...

Une polémique sur ce livre vient dire qu'Alexandre Jardin va trop loin, qu'il en fait trop. Il ne s'agit pas de minimiser l'horreur des faits évoqués  mais le rôle joué par Jean Jardin est sans doute exagéré par son petit fils, les historiens s'accordent pour dire qu'il savait probablement mais qu'il n'était pas décisionnaire. 

Mais après tout qu'importe, je crois que le pire pour Alexandre Jardin s'est que tout ces gens très bien, ce milieu où l'on est bien entre soit, n'a pas à un seul moment remis en question le fait qu'il avait pu prendre de mauvaise décision, ils ont assumé sans regret ni remord et peut être pire que tout cela en restant persuadé toute leur vie qu'il avait fait ce qu'il fallait et qu'il avait honoré leur sens du devoir et du sacrifice au nom de la France. Le dernier chapitre du livre résume bien ce qu'on fait et surtout ce quoi ils ont pensé tout ces gens très bien.

Ce livre est magnifiquement bien écrit, on ressent toute la douleur de cet homme qui ne plus supporter le mensonge, qui veut arrêter les faux semblants pour cesser de rire et devenir enfin lui même.

Peut être en fait il trop? Peut être va t il trop loin? Ce livre est en effet un véritable réquisitoire contre Jean Jardin est cela peut créer un malaise de même que l'auteur va très loin dans l'acte de contrition jusqu'à analyser l'ensemble de sa vie à travers le prisme de la douleur ressenti face à ce secret familial.

Après tout, il n'y est pour rien mais cela n'a pas une réelle importance, il lui fallait écrire ce livre pour pouvoir se regarder dans un glace, pour ses enfants et il le fait superbement bien, je lui souhaite en toute sincérité d'avoir trouvé la paix et qu'enfin ce passé cesse de le ronger.


vendredi 21 juin 2013

Contes à faire rougir les petits chaperons, Jean Pierre Enard






Un jeune auteur réécrit les contes de notre enfance de façon bien plus libertine qu'à l'origine. Ainsi, les trois petits cochons sont devenues trois petites cochonnes qui se languissent désespérément du loup qui ne vient pas assouvir leurs désirs, blanche neige trouve de quoi occuper son temps libre avec les sept nains en attendant le prince charmant, le petit poucet donne du plaisir à l'ogresse pour s'échapper de l'emprise de l'ogre, et sophie trouve à consoler ses malheurs avec ses bonnes amies Camille et Madeleine et son cousin Paul...  Et en apothéose, la partouze géante au château de Moulinsart où l'on rencontre tout le gratin de la bande dessiné et des comics!

Ces histoires s’intègrent à une histoire principale, où le narrateur prend du plaisir avec son amie, sa soeur Alice et la bonne Louise et on peut dire qu'il s'en donne à  coeur joie, par tous les trous, dans toutes les positions et le moins que l'on puisse dire c'est que tout ce petit monde est très loin d'être farouche...

Je sais pas trop à quoi je m'attendais avec ce livre, mais certainement pas à ce que cela soit aussi cru... Bon, je vais pas non plus jouer les prudes, j'ai passé l'âge, mais je pensais qu'il s'agissait d'un livre plutôt coquin alors qu'il s'agit en réalité clairement d'un roman plus qu'érotique voire même pornographique.

Si j'ai trouvé l'idée intéressante : détourner les contes de notre enfance (c'est sûr j'aurais maintenant une autre vision quand je lirais blanche neige et les sept nains ou les trois petits cochons à mes enfants), certaines choses m'ont gêné. Tout d'abord j'ai du mal avec la sexualité enfantine notamment avec le faite qu'Alice a treize ans, de même qu'elle couche avec sa soeur... Et puis, j'ai finit par me lasser des scènes de sexe à répétition, vous pouvez me rétorquer qu'il s'agit de l'essence même de ce genre de littérature... Eh bien il faut croire que cela n'est finalement pas tellement à mon goût...

En bref, l'idée est amusante, les contes sont détournées de façon astucieuses, l'histoire principale a fini par me lasser mais une lecture qui peut être agréable, attention âme sensible et prude passez votre chemin!

mercredi 19 juin 2013

Ne mets pas tes doigts dans le nez , Benoît Charlat


Combien de fois avez vous déjà dit à vos enfants de ne pas mettre leur doigt dans leur nez?  Ou encore : tu veux le mien???!!!

Ce livre dit aux enfants de ne pas mettre les doigts dans le nez du castor, de la chèvre et même du père noël... Bien évidemment les deux trous dans le livre incitent ces derniers à le faire, jusqu'au dernier des animaux : le loup où ils comprennent qu'il ne fallait vraiment pas le faire...

La chute est très drôle, le fou rire est garantie et les enfants en redemandent...

C'est un livre qui traite un sujet banal avec plein d'humour, il est facilement manipulable et convient au plus jeune puisqu'il est cartonné, les illustrations sont très sympas, et permettent aux enfants de nommer les animaux. Par contre, n'attendez pas de ce livre qu'il conduise vos enfants à ne plus mettre les doigts dans le nez, ce ne fonctionne absolument pas...


Avec ce livre, je participe au challenge : Je lis aussi des albums 2013 organisé par Hérisson.





lundi 17 juin 2013

Seventeen, Ôé Kenzaburô

Ce livre nous relate l'enrôlement d'un adolescent de 17 ans, dont on ignore le nom et qui se surnomme lui même : "seventeen", dans le partie d'extrême droite japonais : l'Action Impériale.
Ce jeune homme obnubilé par le sexe et la mort, vit dans l'indifférence général dans sa famille, à l'école... Dans les années 60 plutôt communiste, ce garçon en quête de lui même et complètement replié sur lui est une cible idéale pour ce partie qui va faire de lui une force vive et volontaire des actions menées à l'encontre des "rouges".

Cette nouvelle nous démontre comment le mal être d'un jeune homme et sa relative faiblesse, permet à des parties politiques extrémistes de rallier cette jeunesse à leur idée, en leur faisant croire qu'il comprenne leur mal être et qu'ils vont faire d'eux des hommes forts et respectés dans une société où ils ne trouvent que difficilement leur place.

J'ai trouver cette nouvelle très intéressante et parfaitement bien construite, l'auteur nous décrit parfaitement le cheminement intellectuel qui conduit un jeune qui se cherche à adhérer à des idées politiques extrêmes pour lesquels ils n'avaient pas au départ plus d'attrait que cela.

J'ai lu cette nouvelle dans le cadre challenge petit bac d'Enna dans la catégorie chiffre avec SEVENTEEN,au challenge Défi Cent Page organisé par La Part Manquante, et du challenge Écrivains japonais organisé par Adalana.


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pett bac 2013